Les loufoques

Dans cette série, Christine Orihuela réintroduit le vivant dans sa peinture, mais à sa manière, sans le peindre ni le dessiner.

Des silhouettes découpées dans des magazines s’invitent dans ses abstractions : personnages ou oiseaux, comme des présences qui auraient toujours été là, et que l’on remarquerait soudain.

Ces figures sont délibérément visibles, un peu brutes, détachées et pourtant fusionnelles. L’artiste les choisit avec soin : la couleur des vêtements, la posture, l’échelle, l’expression du visage doivent répondre exactement à ce que dit le tableau. C’est la peinture qui existe en premier. Le personnage arrive ensuite, pour y révéler une autre histoire.

Un dialogue s'installe alors — et chaque spectateur peut y lire ce qu’il veut.